De même, les plus values sur cession de biens immeubles ne sont pas éligibles à ce régime.
Il est à noter qu'à la différence du régime applicable en matière d'apport partiel d'actif, la cession de titres de participation ne pourra pas être assimilée à une cession de branche complète d'activité.
Exonération des droits d'enregistrement
exonération temporaire des droits d'enregistrement dus en cas de cession de branche complète d'activité est instituée par ce même texte.
" un régime similaire pour les droits d'enregistrement "
Les conditions pour bénéficier de cette disposition sont identiques à celles requises en matière de plus values, outre la nécessité pour l'acquéreur de prendre l'engagement de poursuivre l'activité pendant au moins cinq ans.
On rappellera que les droits de mutation exigibles en matière de cession de branche complète d'activité ou de fonds de commerce sont de 4.80 % sur la tranche supérieure à 23.000 ?.
Ces deux exonérations temporaires doivent inciter à accélérer les transmissions envisagées, tant les avantages en sont importants. Sur une cession de 290.000 euros, par exemple, l'économie de taxe sur la plus value sera de 75.400 euros !
AUGMENTATION DES PRELEVEMENTS SOCIAUX
A compter du 1er janvier 2005, le taux des prélèvements sociaux additionnels à l'impôt sur le revenu sera porté à 11%, au lieu de 10% actuellement.
En effet, la loi relative à la solidarité pour l'autonomie des personnes âgées et handicapées (loi n° 2004-626) a institué une contribution additionnelle au prélèvement social de 2%, dont le taux est de 0.3%.
La loi portant réforme de l'assurance maladie (n° 2004-810) quant à elle a porté le taux de la CSG de 7.5% à 8.2%.
DONS SARKOZI
L'exonération de certains dons exceptionnels est la « mesure phare » de la loi pour le soutien de la consommation.
L'exonération de droits de mutation à titre gratuit s'applique aux dons de sommes d'argent dans la limite de 20.000 ?, effectués entre le 1er juin 2004 et 31 mai 2005, au profit d'un enfant, d'un petit-enfant, ou à défaut de descendance directe d'un neveu ou d'une nièce, âgés de 18 ans révolus au jour de la transmission.
Cette exonération temporaire se cumule avec les abattements de droit commun : 46.000 ? pour les enfants et 30.000 ? pour les petits-enfants.
ette donation exceptionnelle peut être constatée dans un acte (notarié ou sous-seing privé) qui devra être enregistré, ou à défaut être déclarée auprès de la Recette du donataire (imprimé n° 2730), en principe dans le délai d'un mois et en tout état de cause, au plus tard le 30 juin 2005.
ANALYSE
NOUVEAU REGIME DES DISTRIBUTIONS DE DIVIDENDES
Comme nous vous l'avons déjà indiqué dans le NotaBene n° 5, l'article 93 de la loi n° 2003-1311 (Loi de Finance pour 2004) a réformé le régime fiscal des distributions de dividendes. Ce nouveau régime entrera en vigueur en 2005.
Régime actuel : Il est alloué un crédit d'impôt aux bénéficiaires des dividendes distribués par les sociétés françaises lorsqu'ils ont leur domicile fiscal ou leur siège en France.
En contrepartie, les sociétés distributrices doivent acquitter un précompte, dans la mesure où les produits distribués sont prélevés, soit sur des bénéfices n'ayant pas été imposés à l'impôt sur les sociétés au taux normal, soit sur les résultats d'exercice clos depuis plus de cinq ans.
Les revenus distribués par les sociétés françaises font l'objet d'une retenue à la source dans la mesure où ils bénéficient à des personnes physiques ou morales, dont le domicile fiscal ou le siège est situé hors de France.
" la suppression de l'avoir fiscal entre en vigueur dès 2005 "
Nouveau régime : à compter de 2005, les distributions de dividendes n'ouvriront plus droit à l'avoir fiscal et corrélativement ne seront plus susceptibles de rendre le précompte exigible.
La suppression de l'avoir fiscal concernera, pour les personnes physiques, les distributions mises en paiement à compter du 1er janvier 2005 et donc imposables en 2006. Pour les personnes morales, cette suppression sera effective un an plus tôt, dans la mesure où elles ne pourront plus dès 2005 utiliser les avoirs fiscaux attachés aux dividendes encaissés.
La suppression du précompte concernera, quant à elle, les dividendes mis en paiement à compter de 2005. Elle ne sera toutefois pleinement effective qu'à compter de 2006, compte tenu de l'instauration, par ailleurs, d'un prélèvement exceptionnel sur les distributions mises en paiement en 2005.
Pour les personnes physiques, l'article 93 de la Loi de finances pour 2004 a prévu une série d'abattements et de crédits d'impôt destinés à compenser la suppression de l'avoir fiscal :
- un abattement de 50%, non limité quant à son montant, appliqué sur les dividendes reçus.
- un abattement annuel de 1.200 ? pour les célibataires, veufs ou divorcés et de 2.440 ? pour les couples soumis à imposition commune.
- un crédit d'impôt égal à 50% du dividende (avant application des abattements ci-dessus mentionnés), mais dont le montant sera plafonné à 115 ? pour les célibataires, veufs ou divorcés et à 230 ? pour les couples.
Les tableaux ci-dessous ont donc pour objet de présenter de manière très schématique l'incidence de ces modifications selon différentes situations de famille et de revenus. On pourra constater que globalement, le nouveau régime est moins favorable que le précédent.
Toutes les précisions ne peuvent être données dans le cadre d'un tel article. Consultez nous pour connaître précisément les conséquences de ce changement de régime dans votre situation.
Eric Lacombe
Avocat à la Cour
e.lacombe@touzet-bocquet.com
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